ABC L'Islam

Découvrez

L'Islam en Quelques Mots
Pourquoi L'Islam
Le vrai message de Moïse, Jésus et Muhammad
Comment Embrasser l'Islam
AB l'Islam:
Foi, Culte, Vie
Etudiez

Le Coran, le Miracle de l’Islam
Apprenez vous-mêmes l'Islam
Avant-Propos, Croyance, Fondements, Pratiques, Conduite, Charia, Seerah
Comment Vivre en Musulman

Apprenez vous-mêmes l'Islam

Leçons sur Les Pratiques Cultuelles

Pèlerinage

Jeûne

Zakâ

Prière

Purification

48 47 46 45 44 43 42 41 40 39 38 37 36 35 34 33 32 31

Leçon 38

La prière communautaire

 

bullet

La prière communautaire[1] est une sunna obligatoire[2] exigée de celui qui n’a pas d’excuses et comporte une grande récompense.[3] Quant à la femme, sa prière chez elle est plus méritoire. Toutefois, on ne lui interdit pas de prendre part aux prières communautaires, si elle le veut.[4]

bullet

Il est de la sunna de se rendre en toute quiétude[5] à la mosquée et d’y accomplir la prière de la salutation.[6]

bullet

La prière doit être guidée par celui qui mémorise le plus du Coran, par le plus instruit dans la religion, par le plus pieux ou par le plus âgé parmi le groupe des musulmans réunis.[7] L’hôte a le plus de droit pour guider ses invités dans leurs prières. La femme ne doit guider que ses congénères. Elle se tient au milieu de leur rang et sans les devancer.

bullet

Si le groupe de prière se constitue de deux personnes seulement, la personne guidée (Ma’mûm) doit se tenir à droite de l’imam. Mais s’il s’agit d’un groupe plus nombreux, les personnes guidées dans la prière se tiennent derrière le chef de prière dans des rangs rectilignes: les hommes d’abord, puis les impubères et enfin les femmes. Il n’est pas permis au Mâ’mûm de se tenir dans un rang à part, par contre, il faut qu’il essaye de s’insérer dans les tout premiers rangs.[8] De même, il doit suivre l’imam et non le devancer.[9] Quant au chef de prière, il doit l’alléger autant que possible et ne pas la prolonger par considération pour les personnes qu’il guide.[10] A l’issue de la prière, il doit s’asseoir en faisant face aux gens qui se trouvent à sa droite.

bullet

Celui qui se retarde sur le commencement de la célébration de la prière communautaire, doit suivre sa suite. S’il atteint l’acte de génuflexion, cela lui sera compté pour une rak`a. A la suite des salutations finales prononcées par l’imam, le retardataire doit accomplir les rak`a qu’il avait ratées.[11]

bullet

Il relève de la sunna de prêter attentivement l’oreille à l’imam pendant qu’il récite le Coran dans les prières faites à haute voix. En revanche, c’est au Mâ’mûm de réciter le Coran par lui-même dans les autres prières. Il est recommandable de réciter la Fâtiha dans l’intervalle où l’imam garde le silence au cours des prières faites à haute voix. Et ce, si l’imam consacre du temps pour cette récitation.[12]

 
Preuves du Coran et Sunna

[1] La prière communautaire:

[2] Les hadiths :

 « Le diable essaye de dominer toutes trois personnes dans un lieu urbain ou rural qui font la salât (la prière chacun de son côté). Faites donc la Salât en commun : le loup ne dévore que les isolés des troupeaux. » (Abou Dawoud, An-Nissâ’i).

 « Par celui qui tient ma vie entre Ses mains ! J’ai parfois songé donner l'ordre d'apporter du bois, puis, quand il serait là, d'enjoindre de faire l'appel à la Salât (prière) et de désigner quelqu'un pour la diriger, afin de pouvoir retourner sur mes pas et de mettre le feu aux habitations des gens qui ne sont pas allés à la Salât » (Approuvé à l’unanimité)

 « Quand un homme aveugle a dit au Prophète (BP sur lui) : « Ô messager d’Allah, je n’ai pas un guide pour m’amener à la mosquée. », le Prophète lui permit de ne pas y aller. Et quand, il s’en est allé, le Prophète (BP sur lui) l’a rappelé et lui a demandé : (entends–tu l’appel à la Salât (prière) ?), oui, répondit l’homme. Le Prophète (BP sur lui) lui dit : « réponds donc à l’appel. » » (Mouslim)

Ibn Mass’oud a dit : « nous ne manquons pas la salât (prière) en commun, celui qui la manque est un hypocrite dont l’hypocrisie est connue. L’homme (autrefois pour répondre à l’appel de prière) était  amené, traîné entre deux hommes pour se mettre dans le rang (Mouslim).

[3] Les hadiths :

 « La salât (prière) en commun est supérieure de vingt-sept degrés à la (salât) prière faite individuellement. »  (Approuvé à l’unanimité)

 « La salât (prière) qu'un homme fait en commun vaut vingt-sept fois celle qu'il fait dans sa maison ou au marché. Voici comment : lorsqu'il a fait ses ablutions et qu'il les a bien faites, puis qu'il se rend à la mosquée ne sortant que dans le seul but d'y faire sa salât (prière), il n'est pas un pas qu'il ne fasse sans que celui-ci ne l'élève d'un degré et ne lui efface un péché. Quand, ensuite,  il entre dans la mosquée, il ne cesse d’être en état de Salât (prière) tant que celle là le retient (à la mosquée). Les Anges invoquent Allah pour lui (prient sur lui)  tant qu’il reste à l’endroit où il a fait la salât (la prière) et disent : "Ô Allah, fais-lui miséricorde, pardonne–lui, agrée son repentir "  tant qu’il ne lui survient aucune impureté accidentelle. » (Approuvé à l’unanimité).

 « La salât (prière) qu’un fidèle fait avec un autre est plus pure que celle faite individuellement, celle faite avec deux hommes est plus bénie que celle faite avec un seul. Plus le nombre (des prieurs) augmente, plus Allah -exalté soit-Il - est satisfait- » (Abou Dawoud, An-Nissâ’i).

« Ceux parmi les fidèles qui, pour la salât (prière), recevront la plus grande récompense, seront ceux qui seront les plus éloignés, c'est-à-dire ceux qui auront la marche la plus longue à faire (pour aller à la mosquée.) » (Mouslim)

[4] Les hadiths :

« N’empêchez pas les servantes d’Allah (les femmes) de se rendre dans les mosquées d’Allah, qu’elles y aillent sans être parfumées. » (Ahmad et Abou Dawoud)

« Toute femme s’étant parfumée, n’assiste pas à la salât du soir (la prière du ‘‘Icha) avec nous (c’est-à-dire en commun). » (Mouslim) 

« N’empêchez pas les femmes d’aller aux mosquées tout en sachant que leurs demeures sont mieux pour elles. » (Ahmad et Abou Dawoud).

 [5] Le hadith : « Quand vous vous rendez (à la mosquée) pour faire la salât (la prière), soyez sereins : la rak’a pour laquelle vous êtes arrivés à temps, faites là et complétez ensuite ce que vous aurez manqué.) (Approuvé à l’unanimité)

 [6] Le hadith : « Quand vous entrez dans les mosquées, ne vous asseyez que lorsque vous aurez accompli deux rak’a de salutation. » (Approuvé à l’unanimité)

 [7] Le hadith : « Que celui qui dirige la salât (prière) (parmi les fidèles) soit le plus instruit quant à la récitation du Livre d’Allah, s’ils sont égaux en récitation (du Coran), qu’il soit le plus instruit en Sunna. S’ils sont encore égaux quant à la Sunna, qu’il soit le plus ancien parmi les Mohâdjirs. S’ils sont égaux au sujet de l’émigration, qu’il soit le plus vieux d’entre eux. L’homme ne doit diriger la salât d’un autre quand il est sous son autorité ni s’asseoir dans sa maison ni sur son lit sauf avec sa permission. »  (Mouslim)

[8]  Les hadiths :

« Pour les hommes, les meilleurs rangs (de la salât) sont les premiers et les pires sont les derniers. Quant aux femmes, les meilleurs rangs sont les derniers et les pires les premiers. » (Mouslim)

« Qu’ils se placent derrière moi ceux qui sont doués d’intelligence et de perspicacité ensuite ceux qui viennent après. » (Mouslim)

D’après Anas (SA sur lui) : «  le Prophète (BP sur lui), en dirigeant notre Salât (prière), la mienne et celle de ma mère m’a placé à sa droite et la femme derrière nous. » (Mouslim).

Il a mentionné également : « Un orphelin et moi fîmes la Salât (prière) placés derrière le Prophète (BP sur lui), dans notre maison. Ma mère, Omm-Solaïm, était placée derrière nous. » (Al-Boukhari)

« Alignez bien vos rangs, car se faire émane de la perfection de la salât (prière). »  (Approuvé à l’unanimité)

« Alignez vos rangs, sinon Allah vous ferait détourner vos visages les uns des autres. » (En d’autres termes, cela amènerait des conflits de préséance qui dégénéreraient en hostilités). (Approuvé à l’unanimité)

« Serrez–vous les uns contre les autres et redressez–vous. » (Ahmad)

« Certes Allah et Ses anges prient sur ceux qui complètent les rangs, celui qui comble un vide, Allah l’élève d’un degré » (Ibn Madja) 

« Avancez et imitez-moi, et que ceux qui viennent après vous vous imitent. Tant que les gens préméditent d’être en retard, tant qu’Allah les lèguera derrière. » (Mouslim)

« Allah et Ses anges prient à droite des rangs. » (Abou Dawoud)

 [9] Les hadiths :

« Le rôle de l’Imam est d’être imité : s’il prononce le Takbir (Dire « Allahou Akbar »= « Allah est plus Grand »), dites de même ; s’il effectue une génuflexion, faites comme lui ; s’il se relève, relevez-vous ; quand il dit « Allah entend celui qui Le loue », dites, « Ô notre Seigneur, à Toi les louanges ; et quand il se prosterne, faites de même » » (Approuvé à l’unanimité)

« L’un d’entre vous ne craindrait-il pas qu’en relevant la tête avant l’Imam qu’Allah ne lui transforme la tête comme celle d’un âne, ou qu’Allah le métamorphose à l’image d’un âne.» (Approuvé à l’unanimité)

 [10]  Le hadith : « Que celui qui dirige les fidèles dans la Salât (prière), la leur rende légère, car il y a parmi eux des gens affaiblis, des malades, et des vieux. Par contre, celui qui prie tout seul peut allonger la durée tant qu’il voudra. » (Approuvé à l’unanimité)

 [11]  Les hadiths :

« Si vous êtes arrivés à la salât (prière) pendant que nous sommes prosternés, prosternez-vous et ne la comptez pas (parmi les rak’at de la salât). Et celui qui a pu faire la rak’a complète avec le groupe aura le mérite d'avoir accompli une prière collective. » (Abou Dawoud)

« La rak’a pour laquelle vous êtes arrivés à temps vous la ferez avec les autres et vous compléterez ensuite ce que vous aurez manqué. » (Approuvé à l’unanimité)

[12] Les hadiths :

« Celui dont un Imam dirige sa Salât (prière), la récitation (du Coran) de l’Imam est sienne aussi. » (Ibn Madja)

« Et il avait dit : ‘Pourquoi me dispute-t-on la récitation du Coran ?’ Dès lors, les gens ont arrêté de réciter le Coran quand le Prophète (BP sur lui) le faisait. » (At-Termidhi)

« Le rôle de l’Imam est qu’il soit imité : s’il prononce le Takbir (Dire « Allahou Akbar » = « Allah est plus grand »), dites de même et s’il récite (le Coran), écoutez. » (An-Nissâ’i)