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La Zakâ

 Leçon 43 

Les charges de la Zakâ

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La Zakâ qui est le second pilier de l’islam après celui de la profession de foi, est d’obligation à tout musulman possédant une somme d’argent imposable. Quiconque la nie, n’est plus croyant et quiconque s’abstient de la payer, doit être forcé à la verser, sinon on lui fait la guerre[1].

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Le pourquoi de la Zakâ: La solidarité entre les musulmans, la purification de l’âme de l’avarice et de la cupidité, la bonne répartition de la richesse et la stimulation de l’économie.

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Les biens imposables à la Zakâ sont:
a) L’or et l’argent et leur équivalent en numéraire ou en biens commerciaux, ainsi que les métaux et les minerais (les trésors enfouis).
b) Les fruits de la terre et les grains.
c) Les bestiaux dont les chameaux, les bovins et les ovins.

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La Zakâ perçue sur l’or et l’argent et sur leur équivalent en numéraire: est de 2,5 %. Ce versement est conditionné par l’écoulement d’une année entière. Il faut également que leur somme dépasse le taux minimum imposable équivalant à 85 grammes d’or massif ou à 624 grammes d’argent[2].

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La Zakâ perçue sur les biens commerciaux: Est comme celle levée sur leur équivalent en espèces.

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La Zakâ perçue sur la créance: Si la créance est récupérable à n’importe quel temps, sa Zakâ sera calculée avec celle perçue sur l’or, l’argent et les biens commerciaux; sinon elle devra être levée lors de son exécution après l’écoulement d’une seule année.

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Le taux de la Zakâ perçue sur les trésors enfouis est le cinquième[3].

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Le taux de la Zakâ perçue sur les métaux est le cinquième, comme celle levée sur les trésors enfouis. Quant aux gisements d’or et d’argent extraits de la terre, leur Zakâ peut être calculée de la même manière que celle perçue sur les trésors enfouis ou celle perçue sur l’or et l’argent.

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Le taux de la Zakâ perçue sur les fruits de la terre et les grains, qui est exigible à leur mûrissement et à leur récolte: Serait le dixième si l’irrigation n’était pas onéreuse et la moitié du dixième, si les terrains avaient été irrigués à l’aide des machines et des outils. La somme imposable à la Zakâ est de cinquante mesures ou un poids équivalent[4].

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La Zakâ perçue sur la production industrielle, les biens immeubles et les propriétés foncières est la même que celle perçue sur les biens commerciaux (2,5 %) ou celle levée sur les fruits de la terre et les grains: Le dixième, au cas où leur investissement serait fait aisément; et la moitié du dixième, s’il est pénible.

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La Zakâ perçue sur les bestiaux[5] à condition qu’ils soient errants (c’est-à-dire qu’ils paissent sans frais):
a) Le nombre de chameaux
[6] imposables est de cinq, c.-à-d. contre tous cinq chameaux, on paye une brebis en aumône, et ainsi de suite si on a en sa possession jusqu’à vingt-cinq chameaux. Si l’on possède plus que cela, on doit payer en aumône une chamelle âgée d’un an; puis, autant le nombre de chameaux en possession augmente, autant la Zakâ exigée augmente, comme c’est bien détaillé par la Sunna.
b) Le nombre des bovins
[7] imposables est de trente têtes, leur Zakâ est un veau âgé d’un an. Quant à la Zakâ perçue sur une quarantaine de têtes, c’est une vache âgée de deux ans. Si le nombre des bêtes est plus que cela, on doit payer en aumône un veau contre toutes trente têtes et une vache âgée de deux ans contre toutes quarante têtes.
c) Le nombre des ovins
[8] et caprins imposables est de quarante têtes, leur Zakâ est une brebis âgée de huit ou de neuf mois. Quand le nombre des ovins en sa possession dépasse les cent-vingt, la Zakâ exigée s’élève à deux brebis; et quand ce nombre dépasse les deux cents, la Zakâ exigée devient trois brebis. Quand ce nombre dépasse les trois cents, contre tous cent têtes, on doit payer une brebis en aumône.

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Il y a dans les ouvrages du Fiqh plus de détails sur le nombre de têtes imposables et le taux de la Zakâ qui doit être versée, en rapport à chaque genre de bestiaux. Référez-vous-y, en cas de besoin.

 
Preuves du Coran et Sunna

[1]  Le verset :

]خُذْ مِنْ أَمْوَالِهِمْ صَدَقَةً تُطَهِّرُهُمْ وَتُزَكِّيهِم بِهَا[ [التوبة: 103]

" Prélève de leurs biens une Sadaqa par laquelle tu les purifies et les bénis, …" At-Tawba (LE DESAVEU ou LE REPENTIR) : 103).

 Et :

]وَأَقِيمُوا الصَّلاةَ وآتُوا الزَّكَاةَ  [ [المزمل: 20]

" …Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât, …" Al-Mouzzammil (L'ENVELOPPE) : 20).

 Et les hadiths :

« L’islam est bâti sur 5 piliers: témoigner qu’il n’y a pas d'autre divinité qu’Allah et que Mohammed est Son  messager ; accomplir la Sâlat (la prière), s’acquitter de la Zakat, accomplir le pèlerinage et effectuer le jeûne du ramadan » (Approuvé à l’unanimité)

"J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu’il n'y a de divinité qu’Allah et que Mohammed est Son messager, qu’ils effectuent la Salat, qu’ils s’acquittent de la Zaka (l’aumône légale). S’ils font cela, c’est qu’ils ont épargné leurs vies et leurs biens sauf au cas où l’Islam permet d’y porter atteinte (c'est-à-dire s'ils commettent un crime.), et Allah règlera leurs comptes." (Approuvé à l’unanimité)

« Dans l’un de ses commandements à Mouâ’dh quand il l’a envoyé en mission au Yémen, il a dit : « Tu vas arriver chez des gens du Livre, invite-les donc à la profession de foi qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah et que je suis Son messager. S’ils répondent à ton invitation, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq Salât (prière) par journée entière (de jour et de nuit). S’ils obéissent, informe-les qu’Allah leur a prescrit l’aumône, due de leurs riches et rendue à leurs pauvres. S’ils s’y plient, prends garde de porter atteinte à leurs biens, et redoute l’invocation de celui à qui l’on cause un préjudice parce qu’entre lui et Allah, il n’y a pas de voile.»

« Abou Bakr (SA sur lui) a dit : « Je jure par Allah que si quelqu’un me refuse un chevreau dû au Messager (BP sur lui), je l’aurai combattu pour avoir agit de la sorte. » » (Al-Boukhari). Les compagnons l’ont tous approuvé à l’unanimité

 [2]  Les hadiths :

« En-dessous de vingt dinars (en or), tu ne dois pas payer la zakâ. Un demi dinar en or est dû pour chaque vingt dinars en or ayant dépassé un an sans être dépensés. Pour les sommes excédantes, le compte sera réglé de la sorte. L’argent qui n’a pas dépassé un an (chez son propriétaire) ne se verra pas diminuer pour la Zakâ. » (Abou Dawoud)

« La Zakâ ne compte pas en dessous de cinq onces (d’argent). » (Approuvé à l’unanimité)

 [3]  Le hadith : « Le propriétaire d’un animal, celui d’un puits ou d’une mine, ne paye pas pour ces propriétés. Le rikâz (c’est–à-dire  l’objet enfoui dans le sol avant l’islam, qu’il soit abondant ou non) doit payer le cinquième. » (Al-Boukhari)

 [4] Le verset :

]يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا أَنفِقُوا مِن طَيِّبَاتِ مَا كَسَبْتُمْ وَمِمَّا أَخْرَجْنَا لَكُم مِّنَ الأًرْضِ [ [البقرة : 267]

" O les croyants! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous…" Al-Baqara (LA VACHE) : 267).

Et le verset :

]وآتُوا حَقَّهُ يَوْمَ حَصَادِهِ[ [الأنعام : 141]

" …et acquittez-en les droits le jour de la récolte… " Al-'An`âm (LES BESTIAUX) : 141).

Et les hadiths :

« Les terres arrosées suite à une pluie, par les sources ou par des canaux de dérivation, doivent la Zakâ (le dixième). Celles qui seront arrosées par l’eau extraite (artificiellement) du sol payeront la moitié de la zakâ.” (Al-Boukhari)

« En dessous de cinq charges (de grains ou de dattes) “ wassk”, il n’y a pas de Zakâ à payer. » (Approuvé à l’unanimité) (Cette charge « Al wassk » est de 165 litres).

 

[5] Les hadiths :

« À celui qui l’interrogea au sujet de l’émigration, il (BP sur lui) a répondu : « Malheureux ! C’est là une chose grave. As – tu des chameaux sur lesquels la Zakâ est due ? - oui, répliqua l’Arabe. - Eh ! bien, reprit le Prophète (BP sur lui), pratique la religion Outre-mer et Allah ne diminuera en rien le mérite de tes actions.” (Approuvé à l’unanimité)

« Par celui en dehors de qui il n’y a point de divinité, tout homme ayant eu chameaux, boeufs ou moutons, et qui n’aura pas payé la Zakâ à leur sujet, ne manquera, au jour de la Résurrection, de voir ces animaux amenés plus gros et plus gras qu’ils n’étaient (sur terre). Ces animaux le fouleront des pieds et lui donneront des coups de cornes. Chaque fois que le dernier de ces animaux aura passé, le premier reviendra et cela durera jusqu’à ce que les comptes des hommes aient été réglés. » (Approuvé à l’unanimité)

« La Zakâ n’est pas à payer en dessous de cinq chameaux (zawd).” (Approuvé à l’unanimité) (zawd est un troupeau de trois à dix chameaux.)

 [6] Le hadith : “ Si  le nombre des chameaux atteint vingt-cinq à trente-cinq chameaux, la Zakâ sera d’une chamelle ayant un an. De trente–six chameaux à quarante–cinq inclusivement, la Zakâ sera d’une chamelle de deux ans révolus.” (Al-Boukhari)

 [7]  Les hadiths :

« Si le nombre des bovins a atteint trente, la Zakâ sera d’un bovin d’un an, mâle ou femelle. Quand il atteint les quarante, la Zakâ sera d’une vache de deux ans révolus. » (An-Nissâ’i).

« Pour trente bovins, la Zakâ sera d’un boeuf ayant dépassé un an et pour chaque quarante bovins, une vache de deux ans révolus. (At-Termidhi)

[8] Le hadith : « Quant aux moutons vivant au pâturage, la Zakâ sera d’un mouton quand le troupeau renferme de quarante moutons à cent vingt moutons. Au-dessus de cent vingt moutons et jusqu’à deux cents moutons, la Zakâ est de deux moutons. Au–dessus de deux cents moutons et jusqu’à trois cents, la Zakâ est de trois moutons. Au–delà de trois cents moutons, la Zakâ est d’un mouton pour chaque centaine. » (Abou Dawoud)